LANOTATION MUSICALE

 

Onentend par notation musicale un ensemble de signes conventionnelsdestinés à symboliser les sons et le rythme d'une oeuvremusicale. Chaque signe doit représenter la hauteur du son et sadurée, ainsi que les silences. 

 

Dansla Chine ancienne, la notation musicale la plus courante s'effectuait au moyend'idéogrammes : ceux-ci étaient placés par colonnesdescendantes et disposés de droite à gauche, et le point marquaitla fin d'une phrase mélodique. 

 

Laplupart des notations connues utilisent soit des signes alphabétiques(notation alphabétique des Grecs et des Romains, encore parfoisutilisée aujourd'hui), soit des signes grammaticaux (accents ou neumes);de ces deux systèmes procède l'actuelle notation musicale. Pourdes raisons de facilité de lecture, la notation alphabétique (le"la" est noté par le "A", le "sibémol" par le "B", etc.), encore en usage en Allemagne etdans les pays Anglo-saxons, fut remplacé dans la pratique par lanotation par neumes ou neumatiques, dans laquelle des accents empruntésà la grammaire (accent aigu ou grave) indiquaitl'élévation ou l'abaissement de la voix sur une syllabe.

 

D'abordreprésentés par des d'accents sous forme droite ou cursive, lesneumes prirent ensuite une forme carrée lorsque la plume d'oieremplaça dans la main des scribes le fin roseau taillé; de cesneumes carrés sont sortis nos notes modernes. Cette écritureattribuait aux signes de la notation carrée une durée conventionnelle, fondée sur le principe du rythme ternaire.

 

Enoccident c'est à Gui d'Arezzo, au 11ème siècle, que l'ondoit le nom de nos notes. 

 

Au15ème siècle revient l'emploi des notes noires et des notesblanches, qui seront arrondies au 16ème siècle. L'usage du pointet de la barre de mesure se fait aux 14ème et 16èmesiècles.

 

Denos jours, la notation musicale subit une évolutionaccélérée, du fait de la complexité croissante desrythmes et des genres musicaux nouveaux : musique électro-acoustique,électronique, etc. Il ne s'agit plus, désormais de notationmusicale, mais de plans de travail à l'usage du compositeur et del'interprète.

 

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Guid'Arezzo

 

Unmoine musicien, Guido d'Arezzo (vers 990-1050) qui enseignait le plein-chantà l'abbaye bénédictine de Pomposa, est à l'originede la notation que nous connaissons.

 

Al'époque, les élèves-chantres apprenaient à chanteren imitant leurs maîtres, qui leur faisaient une démonstrationpratique (méthode dite viva voce).

 

Cetteméthode de transmission orale, complétée par les signesmnémotechniques qu'étaient les neumes, garantissait la tradition.

 

Guidod'Arezzo eut l'idée de la compléter par une notation musicalerigoureuse.

 

Lessept notes de la gamme, qui se nommaient habituellement par des lettres (ce quiles rendait difficiles à chanter), furent désignées pardes syllabes simples.

 

Guidod'Arezzo se servit à cet effet de l'hymne à Saint Jean-Baptiste :

 

                          Ut queant laxis

 

                          Resonare fibris

 

                          Mira gestorum

 

                          Famuli tuorum

 

                           Solve polluti

 

                           Labii reatum

 

                           Sancte Iohannes

 

Guidod'Arezzo exposa ses théories dans divers traités qui furenttrès souvent recopiés au Moyen Age; en particulier le Micrologusde Musica, dont on connaît au moins 75 manuscrits, sans compter lesrésumés (y compris le manuel en vers écrit par Guidod'Arezzo lui-même).

 

LeUT fut remplacé par DO pour la première fois par G.M.Bononcinidans Musico prattico (1673).

 

 

 

 

 

 

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